"Permets à ta mère de te voir heureuse."

Je repense à cette phrase d'une amie avec beaucoup de gratitude.

Souvent, nous sommes amenés à chercher à faire plaisir à notre famille pour qu'elle soit fière de nous. Nous poserons peut-être des actions de manière à rester dans ses bonnes grâces.

Je me rends compte que j'ai toujours pensé à moi, à mon orgueil. Avoir de bonnes notes, ne pas redoubler, avoir des diplômes pour trouver du travail. Je ne sais pas si je me suis vraiment demandé si ce que je faisais rendait ma mère heureuse. Une chose est sûre: ma mère n'aime ni me voir, ni m'entendre pleurer. Elle aurait souhaité que j'aie une vie sans nuage. Elle n'aime pas que je me fâche. Elle aime mes éclats de rire, mes blagues. Ma mère aime le bonheur.

Je ne lâche pas l’affaire, mais j’ai besoin de m’épancher.

C’est vraiment dur de lire des manuscrits. Je reçois sûrement ce que nos sociétés ont besoin d’entendre, mais je souffre.

Pourquoi la vie est-elle porteuse de tant d’épreuves? J’ai l’impression de recevoir chaque fois des coups de massue sur la tête.

Oui, je suis lente. Je dois digérer ce que je lis. Faire la part des choses. Me dire: « Tu n’es pas concernée, ne bois pas la souffrance des autres.

J’ai fait Sciences Po Rennes, je me rappelle juste que ma croix gênait et qu’un élève avait fait la remarque en cours tout en me regardant. Ma mère avait parlé de la question à une dame de ma paroisse qui nous avait conseillé de l’enlever. Je l’avais enlevée, non pas, parce que la croix gênait mais parce que j’avais commencé à aller dans des quartiers où je craignais que l’or n’attise des convoitises.

La Nature a horreur du vide.

Les gens meurent d'autres naissent.

Des forêts brûlent,

Des arbres poussent.

Détruire est certes plus rapide,

Construire demande du temps.

Les glaciers fondent.

Les ours se meurent.

Les dinosaures ont disparu,

Les mammouths aussi.

D'autres espèces sont apparues.

Agissons bien,

Ralentissons,

Et laissons la Nature se régénérer.

La viande de bœuf a bon goût quand même.

Le temps est gris. 

La vie est dure. 

Et il faudrait toujours regarder avec les yeux secs de la réalité. 

Ça pique. 

Le cœur finit aussi par s’assécher.

L’aigreur, la rancœur voire la haine s’installent.

La haine envers celles surtout, qui refusent d’accepter purement et simplement que la vie serait simplement une vallée de larmes.

Malade au début du mois de janvier, je croyais avoir raté les Lectures Logos Readings. Et hier soir, alors que la nuit commençait à tomber sur mon moral, j'ai reçu un rappel pour cette activité. J'ai vite fait de prendre mes effets et de filer.

Que du beau monde, que de la belle littérature!

Ami Sands Brodoff, Stéphane Martelly, Vienney Carpentier et H. Nigel Thomas nous ont gratifiés d'un moment d'une grande qualité littéraire. Pour ne rien changer.
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Je te parle depuis le ventre d’une femme

À travers le cordon ombilical

Je suis cette chaleur vivante qui s’enflamme

À travers ce lien unique et original

Je te parle dès mon tout premier instant

À travers mon cri natal

Je suis ce regard pourtant innocent

Qui explique l’origine conjugale

Je te parle par mon langage incompréhensible

Par mes pleurs et mon rire admiratif

Je suis cette énergie ce désordre irrépressible

Qu’on affectionne et qu’on admire un peu craintif

Je te parle dans les
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Certaines personnes n'ont simplement pas les moyens d'être écolos.

Déjà fatigués par leur labeur, elles devraient encore accomplir de nombreuses tâches pour préserver l'environnement?

Peut-être cela leur fera-t-il du bien? Eugène Mona disait "Fok ou rèd épi ko-w", littéralement, sois dur avec ton corps. Plus tu exerces ton corps, plus tu t'entraînes, plus tu le fortifies. Il s'habitue à l'exercice physique. Il est parfois paradoxalement reposant de s'activer.

Parfois nous voudrions pouvoir échapper à la misère crasse, à la souffrance des autres. Le milieu communautaire, le travail social, le militantisme, ces espaces de lutte contre la pauvreté, l'itinérance, les dépendances.

Non, nous ne sommes pas tous égaux

Nous n’avons pas la même terre

La forme, le sol

La flore, la faune

Le vent, le climat

La mère, le sous-sol

Nous ne sommes pas tous les mêmes

Il y a les noires

Il y a les jaunes

Il y a les rouges

Il y a les blancs

Ceux qui prirent tout aux autres

L’Histoire nous accuse

Par le cri des êtres

La frayeur s’inflige

Par le cri du spectre

Et nos fils se jugent

Par la couleur des cœurs

Pensiez-vous qu’on oublierait

Cette diversité perpétuelle

La coul
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